L’Université de Sofia — en automne

Peinture de Mila Vasileva, 2025

Huile sur toile, 30x24 cm.

Disponible

Ici, l’automne n’est pas seulement une saison, mais une vieille chanson murmurée par les arbres du boulevard. Les boucles des feuilles — dorées, rouillées, cuivrées — tombent doucement, comme si la ville posait une couverture sur sa jeunesse pour la préserver.

L’Université de Sofia se tient devant nous comme un vieux sage — digne, lumineuse, bâtie de temps et de souvenirs. Sa façade est comme une lettre ouverte, écrite avec ces grandes lettres de l’histoire que personne n’oublie. Les fenêtres respirent en bleu, comme si elles gardaient en elles toute la jeunesse de plusieurs générations.

Et sur les marches et les allées devant elle — la vie. Des gens marchent, se dispersent, se croisent, portant des rêves naissants dans leur démarche. Je vois de petits gestes, des pas ralentis, des conversations que peut-être personne ne se rappelle plus, sauf la pierre même sous eux.

Et puis — le bus.
Le rouge, le 280.
Une vieille légende urbaine sur roues.

Dans ce tableau, il n’est pas seulement un moyen de transport — il est un signe. Ses portes ont ouvert des destins, porté des rires, du froid, de la fatigue, le tremblement avant un examen, les premiers amours, les premières déceptions. Ici, il se tient comme un souvenir vivant, adouci par le temps, mais jamais oublié.

Lia

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