Adagio

Gravure de Boyan Donev

Disponible

« Adagio »… rien que le nom déjà ressemble à un soupir, n’est-ce pas?
Et dans le dessin — la musique et le corps se sont fondus en une seule entité. La main et le violon ne se distinguent plus — comme si l’être lui-même était devenu instrument. C’est la beauté triste de ceux qui vivent par l’art — il les dévore, mais aussi les éclaire.

Les lignes sont douces, mais le geste est grave — ce n’est pas une danse, c’est un abandon. La musique ici ne s’entend pas — elle se ressent sur la peau, dans la tension du muscle, dans la manière dont la main tient l’archet sans le lâcher.

Dans cet « Adagio », il y a quelque chose d’une prière de solitude — tendre, sans mots, sans public.
C’est l’instant où l’être ne joue plus — il résonne.

Lia

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